Bleu calme

Petite Prose

Je pourrais ne plus penser, me laisser couler, couler, épouser le flot de musique et juste ressentir l’ivresse des notes, sentir la tête tourner. Et plonger. Plonger dans les notes, plonger dans les notes que je n’entends plus vraiment, suivre ma propre musique. Oublier les violons.
La tête lourde, je vais me poser. Et ne jamais. Ne jamais plus. Voir le temps blanc et son fil barbelé.
Quelques gouttes. Sur la table. Des sons jamais vraiment entendus. À travers la nuit. À travers la fenêtre. It’s all over now, Baby Blue.
J’appelle l’étoile. Et son nez pointu. Et je me lève. Il reste encore de la douleur. Et un besoin de rayon de soleil, de se détendre les jambes, près des trois arbres d’or. Let me go.
Je connais des lieux pour les sans-repos.
Texte : Frédéric Viaux. Visuel : Kseniya Lapteva.
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